www.snuipp.fr

SNUipp-FSU de la Creuse

Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
11 janvier 2007

Conseil National 10/11 janvier : texte action

Texte action

- Assez de maux ! Tous pour l’école le 20 janvier.

Le SNUipp, avec la FSU, appelle l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à manifester à Paris le 20 janvier. Il est temps de dire stop à toutes les attaques contre l’école et ses personnels, à l’autoritarisme, à la dégradation des conditions de scolarisation des élèves, de l’emploi, de la formation, des conditions de travail, à l’augmentation de la précarité. La priorité absolue doit revenir au service public laïque, l’article faisant obligation au financement des écoles privées par les communes doit être abrogée.

L’annonce des 7 000 suppressions d’emplois dans le secteur de l’éducation (sur un total de 15 000 suppressions de postes de fonctionnaires) dans le budget avait donné le ton. Une nouvelle fois, dans le premier de degré, les ouvertures de postes ne correspondront pas à l’augmentation des effectifs et aux besoins des écoles : 459 emplois pour accueillir 24 000 élèves supplémentaires. La baisse de la scolarisation des enfants de 2/3 ans poursuivie par le ministère dans tous les départements (21% en moyenne nationale contre 36% en 1995) explique en grande partie la diminution annoncée des effectifs en maternelle.

Le contexte de réductions budgétaires fait peser des menaces sur les capacités d’accueil et sur les dotations de fonctionnement des structures et dispositifs spécialisés du second degré (SEGPA, EREA, UPI...). Le SNUipp interviendra pour que chaque élève bénéficie partout des enseignements auxquels il a droit dans des conditions adaptées : SEGPA, EREA ( 16 élèves maximum, 8 en atelier), UPI ( 10 élèves maxi). On ne trouve pas non plus dans cette dotation les moyens, tant quantitatifs que qualitatifs, qui sont indispensables à la scolarisation des élèves en situation de handicap, en augmentation substantielle. C’est inadmissible au regard des besoins réels des élèves et des nouvelles tâches qui pèsent sur les équipes des écoles.

Les enseignants continuent de subir l’autoritarisme et les injonctions du ministre. C’est particulièrement vrai pour les directrices et directeurs d’école en grève administrative. L’ensemble des mesures du ministre illustre le mépris dans lequel sont tenus le travail et les missions des enseignants des écoles. Après les méthodes de lecture et la grammaire, voici venu le temps des mathématiques, ou plutôt du calcul. Ces attaques relèvent d’une véritable stratégie de décrédibilisation du travail des enseignants aux yeux de l’opinion publique et une contestation de leur professionnalité.

Après la place importante accordée au socle commun dans la circulaire de rentrée, la volonté est aujourd’hui d’adapter les programmes au socle et de tenter à nouveau de généraliser les PPRE ! L’école a besoin de porter une autre ambition éducative répondant à l’attente sociale des familles et aux enjeux d’élévation des niveaux de formation.

Pour permettre la réussite de tous les élèves, et répondre aux ambitions de formation et d’élévation des niveaux de connaissances nécessaires à l’avenir du pays et de la jeunesse, il est nécessaire d’engager d’autres formes de travail dans les écoles sur des contenus d’enseignement exigeants. Une meilleure formation des enseignants comme la possibilité de travailler plus collectivement devront permettre une évolution qualitative positive pour l’école pour tous les élèves. Les préparations de la carte scolaire donneront dans les départements l’opportunité de mobiliser enseignants et parents d’élèves autour de nos exigences de qualité.

- Salaires, emploi, réforme de l’Etat... perspectives

Les fédérations de fonctionnaires ont remis au ministère de la fonction publique les 100 000 signatures de la pétition réclamant des hausses de salaires. Les « augmentations » accordées pour l’année 2006 se sont en fait traduites par une nouvelle perte du pouvoir d’achat après le contentieux cumulé depuis 2 000 (perte de 5% entre 2 000 et 2 004). Les fédérations de fonctionnaires demandent l’ouverture de négociation. Une nouvelle initiative est envisagée pour la semaine du 5 février pour les salaires, l’emploi et sur la réforme de l’Etat.

- Direction et fonctionnement de l’école

Rien n’est réglé en ce qui concerne la direction d’école. De l’aveu même du ministère, le blocage administratif continue malgré les fortes pressions exercées et les sanctions prises par les IA dans les départements. La décision d’infliger des retraits de salaire aux directeurs en grève administrative est inadmissible et injuste. Elle est vécue comme une atteinte à la dignité par nos collègues. Les propositions du ministère sur les expérimentations d’EPEP en rajoutent dans la provocation. Dans ce contexte, le SNUipp poursuit ses actions contre les sanctions prises à l’encontre des directeurs et directrices d’école. Après l’action du 22 novembre qui a rassemblé 1 000 délégués à Paris, les initiatives nationales et départementales se multiplient pour s’opposer aux sanctions et organiser la solidarité, y compris financière, avec les collègues directeurs sanctionnés. Le SNUipp s’engage à continuer son travail d’information en direction de l’opinion publique, des parents d’élèves, et d’interpellation des élus. La résistance des directeurs et directrices qui refusent de renvoyer l’enquête 19 permet de reposer avec toute la profession la question non résolue de la direction. Le SNUipp lance une campagne d’information auprès des familles sur les motivations du blocage administratif et les stratégies répressives du ministère. Si l’organisation de la solidarité est la priorité de l’heure, elle est aussi l’occasion de reconstituer et d’élargir l’unité syndicale et de poursuivre de l’action sur la direction d’école. En ce sens, le SNUipp prend d’ores et déjà les contacts unitaires nécessaires pour organiser rapidement un prochain rendez-vous national.

- EPEP

Le ministère a présenté le 20 décembre un projet de décret relatif à l’expérimentation des établissements publics d’enseignement primaire (EPEP). Ce décret est pris en application de la loi dite de décentralisation. Ce décret va modifier en profondeur le fonctionnement des écoles. Créés à l’initiative des élus, ces EPEP mettraient en place une véritable tutelle des pouvoirs politiques locaux sur l’école, tant sur le plan de la gestion que sur le pilotage pédagogique. Le directeur de l’EPEP, pour lequel le ministère prévoit la définition d’une catégorie de directeur spécifique avec un statut d’emploi fonctionnel, préparerait le CA et serait un exécutant d’orientations décidées par un conseil d’administration composé à majorité de représentants des communes et dirigé par l’un d’entre eux.

Si le SNUipp avec la profession est demandeur d’une réflexion sur l’évolution du fonctionnement des écoles afin de favoriser la réussite des élèves, il rejette ce projet de décret. Parce qu’il permet à terme de supprimer de nombreux postes d’enseignants. Parce qu’il remet en cause l’unité du service public d’éducation, qu’il renforce les inégalités territoriales, qu’il porte en germe la mise en concurrence des établissements et la remise en cause du statut des personnels. D’ores et déjà, le SNUipp prend contact avec les autres organisations syndicales, les associations d’élus et de parents, pour rechercher une prise de position commune. Tout indique que le ministère compte avancer très vite sur cette question (CSE du 25 janvier), laissant peu de place à la concertation avec les acteurs concernés. Le Ministre confond concerter avec placer devant le fait accompli. Le Snuipp conteste la précipitation et le contenu de ce décret. Il demande solennellement au ministère d’abandonner ce projet. En tout état de cause, le SNUipp informera largement la profession et appellera à débattre de ces questions en vu de construire une opposition à la mise en oeuvre de ce décret le cas échéant.

- ISSR

Le ministère prévoit la généralisation de nouvelles conditions de versement de l’ISSR au plus tard à la rentrée 2007. Ce faisant, à des rythmes différents et selon des modalités diverses suivant les départements, en diminuant fortement sans préavis et unilatéralement les conditions d’indemnisation des remplaçants il dégrade à terme la qualité des remplacements. C’est inacceptable. Dans les départements touchés la mobilisation des personnels concernés a conduit à des rassemblements, des audiences et des grèves. Si au final la décision appartient aux recteurs et aux IA la responsabilité du ministère est complète. Le SNUipp demande un retour aux conditions d’indemnisation antérieures, par ailleurs prévues au budget, et, en tout état de cause, l’ouverture de discussions préalables à toute éventuelle modifications des conditions de versement. Le SNUipp appelle les personnels à continuer les mobilisations départementales et académiques pour obtenir des IA et recteurs l’abandon des mesures prises. Il demande qu’une délégation soit reçue par le ministère et organise en soutien un rassemblement national de délégués.

- Déplacements

Le SNUipp demande aussi l’amélioration de l’indemnisation pour tous les autres personnels qui se déplacent (RASED, itinérants divers, conseillers pédagogiques...).

- Action

Le SNUipp estime que la manifestation du 20 janvier est une étape vers d’autres actions qui doivent se construire de manière la plus unitaire possible pour l’école. La situation de l’Ecole mais aussi la question des salaires, du fonctionnement de l’Ecole et de la fonction publique, des conditions de travail, de l’emploi appellent des ripostes unitaires, pouvant aller jusqu’à la grève, dans les prochaines semaines. Le SNUipp demande à la FSU de s’inscrire dans ces actions unitaires qui pourraient se construire tant dans le secteur de l’éducation que dans celui de la fonction publique.

- EVS

Moins de 30 000 EVS sur les 50 000 prévus ont été recrutés. Le refus de recourir à ce type d’emploi de la part d’un nombre d’écoles et l’insuffisance du nombre de candidats due à la précarité des contrats, à leur faible rémunération et aux difficultés liées aux déplacements expliquent cette situation. Pourtant le ministère entreprend d’embaucher en urgence une nouvelle vague de 20 000 EVS entre janvier et février. Cette tentative précipitée relève davantage d’une volonté d’affichage politique avant les échéances électorales que d’une réelle préoccupation d’amélioration du fonctionnement de l’école et de la situation de salariés en grande difficulté. Dans ce contexte la journée nationale des EVS sera l’occasion de faire le point sur leur situation et leurs revendications, et, de réaffirmer notre opposition à la précarité dans les écoles. L’approche du congrès national doit également nous conduire à préciser nos revendications. IUFM et Formation des maîtres Rapidité et confidentialité des travaux, dialogue insuffisant, opposition majoritaire du CSE et du CNESER et ... parution le 28 décembre de l’arrêté réformant le cahier des charges de la formation des maîtres. Même si les interventions du SNUipp ont permis quelques modifications, ce cahier des charges se traduit par l’absence de développement de la dimension universitaire dans la formation des futurs enseignants (disparition du mémoire, horizon master qui s’éloigne, centration de la formation sur le stage filé, dans une logique de formation « sur le tas », sans qu’aucun bilan n’ait été tiré et sans prise en compte des problèmes et des actions menées par les PE2). L’absence de cadrage contraignant laisse aux universités de telles latitudes que l’égalité de formation sur l’ensemble du territoire est menacée. Ce qui est présenté comme une formation en alternance recouvre la place prépondérante du terrain au détriment de l’analyse des stages et des apports théoriques. Les trois semaines en T1 puis deux semaines en T2 prévues en complément de formation se mettront en place au détriment de la formation continue. L’augmentation du volume de stages en responsabilité vide la formation de sa dimension professionnelle et s’éloigne de l’exigence d’être concepteur de son métier pour aller essentiellement vers l’exécution. C’est ce qui constitue les 2 axes majeurs de ce cahier des charges. Au sein de la FSU qui a confirmé sa place de fédération majoritaire (50,92% des voix au CA des IUFM), le SNUipp cherchera a prolonger et amplifier son travail d’enquête sur le stage filé, à renforcer sa présence auprès des PE stagiaires et des formateurs pour dresser un bilan. Les difficultés rencontrées depuis cette rentrée justifient l’organisation de l’expression des stagiaires dans tous les départements sur leurs conditions de formation afin d’intervenir auprès du ministère. Le SNUipp continuera d’intervenir à tous les niveaux pour assurer des moyens propres à l’institut de formation après intégration.

- Droit au logement

Le SNUipp avec la FSU se réjouit de voir que le travail des militants qui luttent depuis des années sur le terrain du droit au logement est aujourd’hui reconnu et entendu. La situation scandaleuse dans laquelle sont tenues les personnes sans logis est insupportable. La construction des logements sociaux manquants dans toutes les communes est une priorité, de même que celle de logements d’urgence. Le SNUipp avec la FSU exige que les récentes déclarations gouvernementales soient suivies d’effet pour toutes les personnes, pour toutes les familles non ou mal logées. Nos craintes sont fortes de voir, dans cette période électorale, fleurir les effets d’annonce. Il faut que la loi de réquisition soit appliquée afin qu’au plus vite cesse cette situation inadmissible de personnes vivant dans la plus grande précarité. Aucune expulsion sans solution de relogement adaptée à la situation ne doit se produire.

- Loi de prévention de la délinquance

Le SNUipp appelle à participer aux actions du Collectif national Unitaire dans la semaine du 22 au 26 janvier pour s’opposer au vote de la Loi qui arrive au Sénat en dernière lecture après son adoption le 5 décembre par l’Assemblée nationale. Au fil du "débat" parlementaire le texte s’est aggravé sur son versant répressif. En stigmatisant les populations en difficulté comme potentiellement délinquante, il aboutit à remettre en cause les bases essentielles du travail social, médico-social et éducatif.

- RESF/répression

Un militant du SNUipp, Florimond Guimard, se trouve sous le coup d’une procédure judiciaire suite à sa participation à une manifestation en faveur d’une famille sans papier. Cette "citation à comparaître", pour des faits infondés, signe la volonté du ministre de l’Intérieur d’intimider l’ensemble du mouvement citoyen qui se développe à travers le Réseau Education sans frontière. Le SNUipp exige l’arrêt immédiat des poursuites engagées contre notre collègue. Il réaffirme son engagement dans RESF pour la régularisation des familles sans papiers.

- Autoritarisme

Dans les Bouches du Rhône, l’administration a prononcé la suspension abusive d’un collègue, Erwan Redon. Le SNUipp demande son intégration sur son poste.

Vote : 76 Pour ; 0 Contre ; 0 abstention

 

5 visiteurs en ce moment

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU de la Creuse, tous droits réservés.