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11 novembre 2018

# pas de vague : l’Ecole creusoise n’échappe pas aux violences et incivilités

Mardi 6 novembre 2018, à 9h10, dans une école à une classe du département, une maman en retard pour emmener son fils à l’école est en colère car le portail est fermé à clef. Elle fait alors irruption dans la classe avec son fils, avec insultes et violences verbales puis bouscule l’enseignante à plusieurs reprises. S’en suivent les menaces... C’est par l’intermédiaire du Maire de la commune que la situation prendra finalement fin...

L’Ecole creusoise n’échappe aux violences et incivilités. Elles sont l’objet de nombreuses fiches Santé Sécurité au Travail, de nombreuses alertes du CHSCTD.

Les représentants de la FSU sollicitent l’administration de longue date afin de garantir soutien et protection des personnels en pareilles circonstances et en produisant des propositions de protocoles de réponses attendues de l’administration afin que les personnels sachent quelle doit/va être la réponse de la chaîne hiérarchique s’ils vivent la même situation. Les représentants de la FSU demandent notamment que lors des faits de violences des parents, l’inspecteur d’Académie saisisse le Procureur.

Jusqu’alors, l’administration conseillait aux personnels de se tourner vers l’Autonome de Solidarité (qui, par l’intermédiaire de son avocat, faisait le rappel à la loi à la famille) ou de déposer plainte individuellement.

Les représentants de la FSU ont toujours contesté cette pratique en indiquant qu’elle était en rupture avec le devoir de protection du supérieur hiérarchique prévu dans le statut général du fonctionnaire.

Sur cette affaire grave du 6 novembre, l’IEN déconseillait au collègue de porter plainte. Les représentants de la FSU ont soutenu notre collègue, l’ont accompagné dans les premières démarches (fiche SST, demande de protection juridique...) ont écrit à plusieurs reprises à l’IA en indiquant :   Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Vos services ont été alertés très tôt dans la journée du mardi 6 novembre, par téléphone et courriel, de l’agression de notre collègue de xxxxxxxxxx dans sa classe par un parent d’élève. Nous vous avons nous-même demandé en fin d’après midi de bien vouloir l’assurer du plein et entier soutien de l’institution suite à ce fait grave dont elle a été victime, sur son temps de travail et devant ses élèves et vous avons fourni pour cela ses coordonnées personnelles.

Elle n’aura reçu aucun appel ni aucun soutien le jour même. Il lui aura fallu attendre le lendemain pour recevoir un courriel de son inspectrice avant une visite le surlendemain de l’inspectrice prévue dans le cadre d’un rendez vous de carrière. Lors de cette rencontre, l’IEN a insisté pour indiquer à notre collègue qu’il n’était pas souhaitable selon elle de porter plainte contre cette famille.

Contrairement à ce qui a pu être dit à notre collègue, nous n’avons pas la culture des procédures contentieuses et aspirons à des relations de dialogue apaisées avec les usagers. Cependant, comme nous vous l’avons indiqué, nous considérons qu’il est de la responsabilité de l’institution de se substituer à notre collègue dans toutes les démarches qu’elle aura à mener pour qu’une sanction soit prise à l’égard de cette maman qui n’est pas sans savoir qu’elle a transgressé les règles mais, circonstance aggravante, les a transgressées devant l’ensemble des élèves de l’école. Elle a porté atteinte à l’intégrité physique et morale d’un agent de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions. Une invitation dans le bureau de l’IEN à laquelle le parent n’est pas tenue de se rendre ne semble pas du tout adaptée à la gravité de l’acte. Nous pensons donc que vous devez informer le Procureur des faits qui se sont déroulés dans cette école le mardi 6 novembre en produisant les documents fournis par notre collègue et en indiquant l’indiquant l’identité de ce parent. Cette procédure est explicitement prévue dans le protocole violences et incivilité du Ministère dans sa page 2 -"action en justice directe de l’administration"- : nous le remettons ici en PJ.

A défaut, nous serions fondés à penser que, par delà les discours et les élans médiatiques de Monsieur le Ministre suite au #pas de vague, les pratiques ordinaires de la chaîne hiérarchique en la matière vont poursuivre leur chemin. Insultes, menaces voire agressions, tout cela est inacceptable mais relève des usagers. Par contre, en interne, le silence de l’institution, l’absence d’accompagnement des personnels, le peu de soutien de la hiérarchie et l’absence de réponse sont parfois aussi douloureux pour les personnels.

Nous revenons donc vers vous pour vous demander de réviser votre position.

A défaut, nous serions contraints de faire savoir publiquement que les engagements du Ministre et sa communication auprès de tous les personnels ne sont aucunement suivis d’effets, dès la première semaine de la rentrée et d’indiquer qu’en pareille circonstance les personnels ne peuvent attendre de soutien que de leur organisation syndicale et de l’autonome de solidarité.

Certain de votre volonté de traiter ce dossier à la hauteur de la gravité des faits, de protéger notre collègue et par extension l’ensemble des personnels du département et dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mes sincères salutations.

Vendredi 9 novembre soit 3 jours après les faits, l’IA a finalement appelé notre collègue pour l’assurer du plein et entier soutien de l’institution et de son engagement de transmettre le dossier complet au Procureur afin que les suites attendues soient données à cette affaire.

Ce qui était impossible hier est possible aujourd’hui : ce changement de positionnement n’est pas étranger à la libération de la parole sur le sujet (pas de vague) et à la pression des représentants des personnels de la FSU.

Il s’agit maintenant de généraliser la pratique : les représentants de la FSU vont s’attacher à obtenir l’engagement de l’administration lors du CHSCTD du 13 novembre pour lequel ils ont fait des propositions de protocole dans ce domaine.

Le droit du travail avance parce que les salariés le poussent,

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