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8 décembre 2016

Absences non remplacées : tous les communiqués !

Ci-dessous tous les échanges du SNUipp et de la FSU avec les médias concernant les absences non remplacées depuis le début de l’année scolaire... et ils sont nombreux malheureusement !

maj 08/12/2016

- 23 septembre 2016
- 9 novembre 2016
- 21 novembre 2016
- 25 novembre 2016
- 2 décembre 2016
- 2 décembre 2016

23 septembre 2016

La situation du remplacement dans les écoles de Creuse est sinistrée. Alors que nous ne sommes que dans la troisième semaine de classe depuis la rentrée, la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale de la Creuse (DSDEN 23) peine déjà à pallier les absences de professeurs des écoles. Ainsi, depuis le début de la semaine des retours nous parviennent des écoles pour nous faire part d’absences non remplacées. Les écoles d’Azérables, de Saint-Maurice la Souterraine, Tristan l’Hermite à La Souterraine, de Saint-Agnant de Versillat, de Saint-Sulpice le Guérétois, Chabassière à Aubusson, du Monteil au Vicomte, de Naillat… ont toutes eu à déplorer ou déplorent encore cette semaine, l’absence d’un (ou plusieurs) enseignant(s). Les conséquences sont multiples :
- des élèves se retrouvent sans enseignant et sans cours ; ils sont le plus souvent répartis dans les autres classes, désorganisant par là même l’ensemble de l’école.
- les enseignants voient leurs conditions de travail se dégrader : comment faire classe convenablement avec des élèves d’une autre classe qui s’ajoutent aux siens ? Comment ne pas voir le travail de préparation annihilé par ces aléas ? Comment ne pas être désabusé lorsque l’on est amené à effectuer deux remplacements dans deux écoles différentes le même jour ?
- les agents administratifs chargés de l’organisation du remplacement sont proches du burn-out. Ne disposant pas du nombre de remplaçants nécessaire à un bon fonctionnement du Service Public d’Éducation Nationale, ils constatent eux aussi une dégradation de leurs conditions de travail. Comment arriver à faire comprendre aux enseignants que certaines absences ne seront pas remplacées ? Comment faire comprendre aux remplaçants que leurs missions peuvent faire l’objet de modifications à tout moment ? Pour le SNUipp-FSU 23, cette pénurie de remplaçants démontre que les moyens dévolus au département sont insuffisants et que la gestion de ces moyens par L’IA-DASEN est désastreuse. L’institution ne pourra continuer très longtemps à fonctionner en sous-effectif. C’est pourquoi, le SNUipp-FSU 23 revendique :
- un maître devant chaque classe, afin que tout élève puisse bénéficier de la qualité d’enseignement qui lui est due.
- la création des postes nécessaires à tous les remplacements sur le département. Pour cela le SNUipp-FSU 23 propose :
- d’intégrer des personnels désirant entrer dans le département par permutation.
- d’ouvrir la liste complémentaire, c’est-à-dire élargir la liste des admis au concours. Une pétition nationale est d’ailleurs lancée par le SNUipp-FSU (http://petitionlc.snuipp.fr/23) L’IA-DASEN a rejeté toutes ces propositions arguant des décisions et un budget académiques contraints… Pour le SNUipp-FSU 23, ce ne sont pourtant qu’à ces conditions et à ces conditions seulement, que la continuité du service public pourra réellement être respectée.

9 novembre 2016

Mardi 8 novembre 2016 s’est tenu un comité technique spécial départemental concernant les constats de rentrée dans les 1er et 2nd degrés. La FSU espérait que ce CTSD soit l’occasion de faire un bilan de la situation - catastrophique - du département, d’analyser les besoins et d’envisager des solutions pour améliorer les conditions d’enseignement des professeurs des écoles et d’accueil des élèves. Tout au moins dans un premier temps que chaque élève puisse avoir un professeur dans sa classe chaque jour de l’année... En effet, grâce aux remontées des personnels du département, la FSU constate tous les jours des problèmes de fonctionnement dans les écoles. Pour les deux premiers mois de l’année, ce sont déjà plus de 300 demi-journées non remplacées dans les écoles creusoises. Ces non-remplacements ont un impact évident sur les conditions d’apprentissage des élèves dont le professeur n’est pas remplacé mais aussi sur les conditions d’apprentissage de toutes les autres classes dans lesquelles les élèves sont accueillis. Bref, c’est le travail de toute une école qui est désorganisé, voire impossible. C’est parfois aussi une question de sécurité lorsqu’un personnel se retrouve avec plus de 41 élèves dans une salle. La FSU 23, lors des dernières cartes scolaires, avait prévenu l’IA-DASEN que ses choix politiques entraîneraient des problèmes sur le terrain. De plus, on constate aussi que sur l’académie les iniquités entre les départements sont criantes. Depuis 2013 la Creuse a perdu environ 300 élèves et 8 postes. Dans le même temps la Corrèze a perdu plus de 700 élèves et a gagné 11 postes ! Pour la préparation de la carte scolaire de la rentrée 2017, la FSU 23 a demandé à la DASEN de faire remonter ces iniquités entre les territoires ainsi que les besoins réels du terrain. L’IA-DASEN n’a souhaité prendre en compte aucune de nos propositions, aucune réponse ne nous a été apportée. Mais bien plus grave, elle annonce aujourd’hui sans sourciller que « le département est à l’équilibre » et qu’il n’y a aucun problème. Forte de son expertise de terrain et ne pouvant laisser perdurer cette situation catastrophique, la FSU 23 portera ses propositions et constats pour l’amélioration du Service Public d’Education en Creuse auprès du recteur, à qui une audience a été demandée.

21 novembre 2016

Combien de temps les personnels de l’éducation nationale vont-ils pouvoir faire face au manque de moyens et aux errements de gestion de l’IA-DASEN de Creuse ?

La semaine passée le SNUipp-FSU23 a encore une fois demandé à l’IA-DASEN de Creuse en instance de trouver une solution aux manquements de l’éducation nationale du département. L’IA-DASEN a refusé d’envisager des solutions à la situation catastrophique sur le terrain sous prétexte que « le budget serait à l’équilibre ». Aujourd’hui ce sont les personnels sur le terrain qui subissent la mauvaise gestion de la DSDEN23 au détriment de leurs conditions de travail, les élèves au détriment de leurs apprentissages et les familles.

Les remontées des personnels du département sont de plus en plus inquiétantes, les dysfonctionnements de plus en plus nombreux. A ce jour plus de 450 demi-journées d’absences non-remplacées nous ont été signalées (nous imaginons la réalité bien pire mais l’IA-DASEN refuse de communiquer une liste des non-remplacements), perturbant près d’un tiers des écoles du département (49 écoles). Les élèves qui n’ont pas d’enseignant sont répartis dans les autres classes de l’école : c’est donc toute l’école qui est perturbée. Pour les élèves et les enseignants de l’école de Saint-Maurice-la-Souterraine, cela correspond depuis la rentrée, sur les 47 jours d’école possibles à 12 jours de classe perdus -plus d’1/4 de l’année- (voir pièces jointes pour les autres exemples). Certains jours, nous avons compté jusqu’à 10 établissements perturbées par un défaut de service public. Quant aux renforts annoncés à la rentrée aux écoles qui en avaient un grand besoin, les personnels, les parents et les enfants des écoles concernées ne peuvent souvent que constater que l’IA-DASEN ne tient pas ses engagements. Pour l’école du Monteil au Vicomte, la classe unique de la TPS au CM2 accueillant 17 élèves a pu bénéficier d’un enseignant surnuméraire 13 jours sur 27 possibles.

Pour le SNUipp-FSU23 le non remplacement des collègues de la Creuse est un facteur de risque psychosocial pour tous les personnels : les personnels des écoles comme les personnels administratifs. Quand les cadres de l’éducation nationale ont oublié qu’enseigner est un métier qui se prépare ce sont les personnels qui en pâtissent. Les titulaires de classe sont las de préparer des cours qu’ils ne peuvent mettre en place, s’inquiétant plutôt pour la sécurité physique des élèves quand ils en ont plus de 30 (voire 40 !) car ils accueillent les élèves d’une autre classe ; las de s’entendre dire qu’ils "ne sont pas prioritaires". Les remplaçants sont las d’être réquisitionnés en urgence, déplacés sans cesse, mettant eux aussi leur travail à la poubelle ou sans possibilité de préparer. Le mal-être est prégnant et totalement occulté par la DSDEN qui met en difficulté tous les personnels, sans distinction. En effet, lorsque l’administration convoque en formation des jeunes collègues, en poste pour la première année en leur annonçant à l’avance qu’ils ne seront pas remplacés de la semaine (voir mail joint), on peut supposer que la formation et le retour en classe sont plus que compliqués à vivre et peuvent mettre un collègue en échec (artificiellement créé par l’administration). D’autres personnels ont vu une formation à laquelle ils devaient participer annulée... Ce manque de respect pour le travail des personnels et la scolarisation des élèves est également difficile à vivre pour les personnels administratifs qui ne sont pas responsables des choix de gestion mais doivent les annoncer. Autant de personnels dont le travail se retrouve saboté faute de moyens...

Le rectorat de Limoges est pourtant pilote sur la question des risques psychosociaux. Le recteur a d’ailleurs convoqué des directeurs pour venir travailler sur ce sujet mardi 15 novembre 2016. On peut supposer que c’est par crainte que les directeurs ne sachent pas de quoi parler que sur les sept remplaçants à mettre en place l’IA-DASEN de Creuse n’en a affecté qu’un sur une demi-journée, laissant deux classes face à un seul enseignant... Sans doute ce collègue aurait-il aimé participer à ce travail sur les risques psychosociaux autrement... Les élèves les plus fragiles ne sont pas épargnés. Ainsi, à l’IME de Felletin ou à la SEGPA du collège de Bourganeuf, un enseignant n’a pas été remplacé pendant 15 jours consécutifs. C’est aussi la volonté de l’IA-DASEN de défavoriser la SEGPA du collège d’Aubusson où un enseignant titulaire de son poste a été, dans des conditions plus que contestables, réquisitionné pour effectuer un remplacement dans un autre établissement, au détriment de sa classe et ce de façon programmée sur plusieurs lundis. L’administration a ainsi volontairement saboté le projet pédagogique monté par une équipe et validé par le recteur. Encore une fois ce sont les élèves et les personnels qui subissent les manquements de la DSDEN23. La priorité à la première scolarisation, si déterminante pour réduire les inégalités comme l’a prouvé la recherche, c’est dans notre département des classes maternelles de la toute petite section à la grande section à 28 élèves, comme à Naillat ou Saint Victor en Marche. Qu’en sera-t-il en janvier quand les 32 élèves inscrits seront présents ? La gestion des remplaçants amène par ailleurs de nombreuses classes maternelles à voir des remplaçants différents se succéder, quand il y en a un, comme dans les écoles maternelles de Saint-Sulpice-le-Guérétois, Saint-Agnant-de-Versillat ou Bourganeuf où l’Éducation Nationale n’apporte aucune stabilité pédagogique. Cette situation met en difficulté les personnels, les élèves et leurs familles. Elle est aujourd’hui dénoncée par de nombreux parents d’élèves, qui aimeraient juste que « leurs enfants aient enfin classe » (voir pièces jointes).

Le SNUipp-FSU23 tient à saluer l’engagement et le professionnalisme de tous les personnels de notre département qui font face aux erreurs de gestion de la DSDEN 23 pour que les conséquences soient les moins graves possibles pour les élèves. Cette situation ne peut plus durer, les cadres de l’Éducation Nationale, ne peuvent continuer à nier tout dysfonctionnement et doivent aux citoyens creusois des explications, qui seront exigées par la FSU23 lors du CDEN de mardi 22 novembre.

25 novembre 2016

Bonjour,

Comme nous l’avons annoncé, nous essayons de vous faire parvenir régulièrement certaines situations qui nous semblent très préoccupantes.

La situation du remplacement se dégrade jour après jour, la DASEN est aujourd’hui en mesure d’annoncer oralement des non-remplacements sur plus de 10 jours consécutifs sur des congés maladie longs. Ainsi, l’école de Chénérailles a appris le 23 novembre que l’absence d’un collègue arrêté jusqu’aux vacances de Noël ne serait pas remplacée jusqu’au 30 novembre... sans pouvoir donner de garantie pour les jours suivants. C’est ainsi une vingtaine d’élèves qui sont répartis dans les autres classes, désorganisant toute l’école. A Felletin, ce sont les élèves à besoins éducatifs particuliers de l’ULIS qui ont dû être répartis. Alors même qu’ils ont besoin d’un cadre rassurant et sécurisant, ils ont eux aussi dû être répartis jeudi 24 novembre. Ce vendredi, c’est une autre classe de l’école qui n’est pas remplacée. Au total, ce sont 7 jours de classes perdus pour cette seule école depuis le début de l’année.

A l’école maternelle de Saint-Sulpice-le-Guérétois, ce sont 3 jours de classe perdus depuis une semaine pour toute l’école. Une collègue sur les trois n’a pas été remplacée un jour sur deux. Pour cette école, c’est deux personnels qui accueillent 67 élèves, 24 élèves de trois à cinq ans qui sont répartis un jour sur deux dans les deux autres classe, perdant toute stabilité pédagogique.

Tous les personnels sont en souffrance, les écoles et les familles se sentent sacrifiées par l’éducation nationale.

2 décembre 2016

Bonjour,

Les conséquences de la gestion désastreuse de la DASEN continuent à être subies par les personnels du premier degré, leurs élèves et leurs familles. La situation du remplacement continue à se dégrader jour après jour, comme le prouvent les chiffres de la DSDEN 23 (9% des absences non remplacées en septembre, 14% en octobre et 18% en novembre...) particulièrement pour les élèves les plus fragiles, ceux qui ont besoin du plus de stabilité.

A la SEGPA du collège d’Aubusson, accueillant des élèves en grande difficulté, c’est tout le projet pédagogique qui est remis en cause par la DASEN. Elle désorganise une grande partie de la structure en envoyant, en dehors de tout cadre règlementaire, un collègue titulaire, en charge d’une classe le lundi, effectuer un remplacement tous les lundis à la SEGPA de Bourganeuf. Si la SEGPA du collège de Bourganeuf a besoin d’un remplaçant, le choix très inique a été fait au détriment du collège d’Aubusson, de ses personnels et des élèves qu’il accueille alors que d’autres solutions étaient possibles, respectant le cadre réglementaire, les missions et le travail des personnels et le projet pédagogique conçu pour les élèves.

A l’IME de La Roseraie (La Souterraine), accueillant des élèves en situation de handicap, la situation est inadmissible. Lors du mois de septembre un collègue en formation a vu son remplaçant plusieurs fois contraint d’abandonner la classe pour aller effectuer des remplacements d’urgence. Cette semaine c’est une autre collègue en formation qui n’a pas été remplacée de la semaine, lundi et jeudi c’est un autre collègue qui était en congé maladie et n’a pas été remplacé. Ce sont deux classes non remplacées sur quatre pour ces jours ! A l’IME de Felletin ce sont 15 jours consécutifs durant lesquels une collègue n’a pas été remplacée... Aujourd’hui, sur tout le département, les collègues nous ont signalé 537 demi-journées d’absences non-remplacées, il y a fort à parier que la réalité est bien pire !

A chaque absence non-remplacée, ce sont les personnels de toute l’école qui subissent l’incapacité de la DSDEN 23 à affecter un enseignant devant chaque classe. A chaque absence non-remplacée, ce sont tous les élèves de l’école qui voient leurs conditions d’accueil et d’apprentissage dégradées.

Combien de temps cette situation va t-elle durer ? Combien de temps les personnels pourront-ils supporter cette souffrance ?

Pour le SNUipp-FSU 23, ce sont des risques psychosociaux professionnels qui pourraient également avoir des conséquences sur le service si la situation ne s’améliore pas.

2 décembre 2016

Bonjour,

Cela ne fait pas deux heures que nous vous avons fait parvenir notre message au sujet des absences non-remplacées dans le département... Au bilan de ce matin, doivent malheureusement s’ajouter 12 demi-journées d’absences non-remplacées qui nous ont été signalées par des collègues, rien que pour les écoles d’Ajain et de Bourganeuf Riffaterre (école maternelle) ! A l’école d’Ajain, c’est une classe sans professeur depuis mardi, à l’école d’Ajain depuis mercredi !A chaque instant, des absences nous sont signalées, à chaque instant nous découvrons qu’en Creuse, il y a trop de classes, trop d’élèves qui n’ont pas de professeurs. Trop de collègues qui doivent se répartir dans l’urgence des élèves pour lesquels ils n’avaient pas préparés la classe ! Trop de brigades empêchées de faire leur travail correctement, déplacés en urgence !

A ce bilan qui s’alourdit inexorablement, combien d’absences non-remplacées qui ne nous sont pas signalées, devons-nous ajouter ? La réalité du bilan est sans aucun doute bien pire encore ... La situation dans laquelle se trouve notre département aurait pu être évitée si la DASEN avait fait entrer dans le département des personnels qui désirent travailler en Creuse et qui en avaient fait la demande au printemps dernier, ce que lui avait demandé le SNUipp-FSU 23. La situation dans laquelle se trouve notre département aurait pu être évitée si la DASEN avait fait la demande d’ouverture de la liste complémentaire du concours de professeur des écoles après du recteur, ce que le lui avait demandé le SNUipp-FSU 23.

Ce nombre d’absences ne cessera d’augmenter tant que la DASEN ne prendra pas ses responsabilités pour réparer les erreurs d’anticipation qu’elle a commises, comme le lui demande le SNUIpp-FSU 23.

 

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