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24 février 2015

Carte scolaires : des maires écrivent une lettre ouverte

Les élus d’un RPI ont écrit une lettre ouverte, publiée le 19 février 2015 dans la presse.

Lettre ouverte à tous ceux qui choisissent la ruralité.
Droit à l’éducation et ruralité : incompatibles ?
Les Elus d’un RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) Sud-ouest Creusois défendent leurs écoles.
Nous sommes les Elus des quatre communes du RPI de Chatelus-le-Marcheix, Saint-Pierre-Chérignat, Saint-Martin-Sainte-Catherine, et Saint-Goussaud. Nous avons été réunis le mardi 12 février dernier par la DASEN de la Creuse (Directrice académique des services de l’Education Nationale), qui souhaitait évoquer avec nous la préparation de la carte scolaire 2015/2016. En fait sa visite était sans équivoque : elle a annoncé d’emblée que neuf postes d’enseignants du premier degré doivent être supprimés dans le département de la Creuse.
Selon ses calculs, les effectifs prévisionnels du RPI sont insuffisants et ce dernier pourrait faire l’objet d’une suppression de poste. Les chiffres qui nous ont été donnés sont contestables car ils ne tiennent pas compte de la scolarisation des 2/3ans. Ceci est en contradiction avec les textes et la jurisprudence concernant les zones de « revitalisation rurale » et les « zones de montagne ». Cela contredit également les annonces ministérielles récentes sur les réseaux REP (réseaux d’éducation prioritaire) auxquels le RPI appartient.
Supprimer un poste d’enseignant dans notre RPI entrainerait la fermeture d’une école, et en conséquence une commune creusoise de plus perdrait le dernier service public d’Etat qui lui reste. Cela créerait aussi un déséquilibre territorial dans le RPI qui entrainerait fatalement une nouvelle baisse des effectifs et donc fragiliserait les écoles restantes. Face à cette menace les quatre communes sont solidaires et ont la ferme volonté de tout faire pour conserver le RPI dans son intégralité.
Comment revitaliser des communes rurales et avoir une politique cohérente d’aménagement du territoire, si on les prive du service public le plus essentiel aux citoyens : l’école ?
Qui viendra s’installer dans un désert pédagogique où les enfants devront, pour aller en classe, effectuer des déplacements longs et fatigants, incompatibles avec de bonnes conditions d’apprentissage ? Que deviendront les emplois crées autour de l’école (enseignant, cantine, transports, garderie, nounous, rythmes scolaires) ?
Que fait-on de l’argent public investi pour entretenir, mettre aux normes, améliorer les bâtiments et le matériel scolaires ?
Pourquoi avoir imposé aux communes la mise en place d’activités périscolaires, si c’est pour, un an plus tard, devoir supprimer les emplois crées à cet effet et laisser à l’abandon le matériel acheté ?
Nous Elus municipaux, qui nous battons au quotidien, pour rendre le territoire attractif, en créant des logements et des services, voyons tous nos efforts anéantis par la perspective d’une fermeture d’école.
C’est pourquoi nous avons la ferme intention de ne pas laisser déstructurer ce territoire qui a, grâce au RPI crée en 1985, retrouvé une dynamique nouvelle et permis la mutualisation des efforts des quatre communes et de leurs associations au service des enfants.
La carte scolaire définitive 2015/2016 sera publiée en avril prochain. D’ores et déjà, nous appelons le Ministère de l’Eduction Nationale à reconsidérer les enjeux que représente l’existence d’une école dans un territoire rural.
Nous appelons les Elus, les enseignants, les parents d’élèves, et tous les citoyens sensibles au droit à une éducation de proximité à rester vigilants et à être prêts à se mobiliser avec nous pour empêcher le démantèlement de notre RPI.

 

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