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17 mars 2007

Conseil National des 15 et 16 mars : Texte Action

TEXTE ACTION

Dans la suite de la manifestation nationale du 20 janvier, la participation à la journée de grève du 8 février a constitué un succès : un enseignant des écoles sur deux y a participé. La mobilisation s’est poursuivie avec des rassemblements, des manifestations, des journées de grève en Seine-Saint-Denis, dans le Rhône, le Morbihan, les Bouches du Rhône... Ces initiatives ont permis de montrer la détermination des enseignants à obtenir satisfaction sur leurs revendications. Carte scolaire, Epep, remise en cause du métier, ISSR, direction d’école, revendications salariales et de carrière, service public ont constitué d’importants motifs de mobilisation, mais aussi la volonté de rompre avec la politique de renoncement à la réussite de tous à l’oeuvre dans la loi Fillon, pour permettre la réussite de tous les élèves et répondre aux ambitions de formation et d’élévation des niveaux de qualification nécessaires des jeunes. Le ministre de l’Education Nationale, plutôt que de répondre aux aspirations de la profession, poursuit sa politique d’injonctions, de dénigrement de l’école et de remise en cause de notre professionnalité.

Après la lecture, la grammaire, le calcul, le Ministre découvre le « vocabulaire » ! Toujours avec la même vision réductrice du métier d’enseignant et la même conception simpliste des apprentissages. Les dernières modifications de programme ont toujours fait l’objet d’une large consultation avec les formateurs et les professionnels qui les mettent en œuvre. Le Ministre envisage dans la précipitation et sans consultation de modifier les programmes de l’école élémentaire et maternelle sans avoir conduit d’évaluation et alors que ceux-ci ne sont rentrés en vigueur au CM2 que depuis la rentrée 2004. Le conseil national du SNUipp demande au Ministre de suspendre les modifications envisagées et décide de proposer une réaction unitaire en préparation du Conseil supérieur de l’Education. Aujourd’hui il s’agit d’obtenir le retrait de mesures que nous contestons (loi Fillon, décret EPEP, ..) et d’agir pour que la rentrée se fasse sur d’autres bases avec une dotation budgétaire qui corresponde à l’augmentation du nombre d’élèves, à la scolarisation des enfants de deux ans dont les familles le souhaitent dans des conditions respectant la spécificité des élèves de cet âge et aux besoins de réussite de tous les élèves.

Dans ce sens, le Conseil National du SNUipp appelle à s’inscrire dans le cadre de la semaine d’action intersyndicale du 19 au 24 mars appelée par les fédérations de l’Education Nationale.

Il appelle à prolonger cette semaine d’action en organisant, dans les départements des journées d’action (rassemblement, conférence de presse, ...) en fonction des zones de vacances en direction des inspections académiques comme de l’opinion publique, notamment autour de la date annoncée du prochain CSE du 2 avril.

- INTEGRATION des IUFM

Après les intégrations des IUFM d’Aix-Marseille et de Versailles, celles de Grenoble, Créteil et Limoges ont été décrétées au 1er mars. La précipitation, comme le manque de transparence et de cadrage national entravent la réflexion des personnels et ne permettent pas de mener les débats nécessaires. De nombreux problèmes se posent, concernant notamment la composition des instances, l’avenir des personnels, le fonctionnement des IUFM intégrés. Le Conseil national demande que la profession continue d’être représentée dans les conseils d’IUFM. 

Le SNUipp dénonce les lacunes de la circulaire définissant la mise en place du nouveau cahier des charges. Ce texte ne donne aucune précision sur les contenus de la pré-professionnalisation pendant les années licence, sur l’année de préparation au concours, sur les modalités d’évaluation des stagiaires en fin de PE2, sur l’attribution des crédits « masters ». Le dossier de compétences risque d’amplifier considérablement les évaluations génératrices de surcharge de travail pour les stagiaires, au détriment du tems de formation. Les stages de pratique accompagnée ne sont plus obligatoires dans le premier degré. La confusion persiste entre le rôle des formateurs et celui des directeurs d’école et des équipes, dans le suivi, l’accompagnement et l’évaluation des stagiaires. Cette confusion remet en cause le rôle des formateurs. La mise en place des stages filés a aggravé les conditions de formation des stagiaires. Le SNUipp poursuit, pour sa part les enquêtes auprès des PE2 et renouvelle la demande d’un bilan de la réorganisation des stages et des modalités d’évaluation en deuxième année de formation de la part du ministère.

- DIRECTION D’ECOLE

Le ministre a mis à exécution, dans de nombreux départements sa décision d’infliger des retraits sur salaire aux directeurs en blocage administratif. Dans certains départements, cela va même jusqu’à deux journées prélevées ! Dans d’autres les IA ont reculé. Cependant, les initiatives se sont poursuivies pour s’opposer à ces sanctions et organiser la solidarité avec les collègues directeurs et directrices sanctionnés. Le ministre annonce une augmentation de seulement 15 euros par mois de l’indemnité de direction. Le Ministre reconnaît implicitement le bien fondé de leurs revendications et de leur action. Pour autant, il ne répond toujours pas à la demande de temps supplémentaire pour assurer les multiples tâches liées à la direction et au fonctionnement de l’école.

Le SNUipp appelle à poursuivre ces initiatives pour interpeller l’opinion publique, les parents d’élèves, l’administration et les élus afin d’exiger ensemble l’abandon des sanctions financières et l’ouverture de véritables négociations.

- BASE ELEVES

Le SNUipp s’est adressé au ministère à plusieurs reprises afin d’obtenir des modifications qui donnent des garanties sur les nombreux problèmes que soulève l’utilisation de ce logiciel qui n’est pas qu’un simple outil de gestion. L’administration n’apporte aucune réponse et annonce dans le même temps la généralisation de l’expérimentation pour la rentrée 2007. Aucun bilan contradictoire n’est envisagé malgré nos demandes réitérées. L’enquête initiée par le SNUipp dans les départements montre que la mise en oeuvre de Base élèves est en cours, souvent sous la pression de l’administration : non respect du volontariat, menace de sanction,... L’absence de réponse et la volonté affichée par le ministère de passer en force conduit le SNUipp à rappeler son opposition à la mise en oeuvre de Base élèves en l’état et à renouveler son appel à ne pas entrer dans une nouvelle phase tant qu’un bilan n’est pas effectué et que nous n’obtenons pas de réponses précises et satisfaisantes à nos questions. Il appelle les collègues déjà engagés dans l’expérimentation à neutraliser les champs (nationalité, rased, assiduité).

- EPEP

Le projet de décret autorisant la création d’Etablissement Public d’Enseignement Primaire que le Ministre de l’Education Nationale a soumis lors de la séance du CSE du 5 février a reçu un avis défavorable : 41 votes se sont portés contre et 1 vote pour. C’est un désaveu cinglant pour une méthode et un contenu massivement rejetés. Le SNUipp rejette ce projet de décret, il refuse de le voir publier. Dans un cadre unitaire rarement réuni les organisations syndicales, de parents et les associations se sont adressées au premier ministre pour lui demander d’abandonner le projet. Le ministre assure qu’il ne cédera pas. Cela malgré les réserves formulées par l’Association des Maires de France elle-même. Le SNUipp informe la profession. Déjà dans les départements des rassemblements sont organisés. Le SNUipp diffuse une pétition nationale adressée au premier ministre et s’adresse aux élus. Il appelle les collègues à se prononcer contre l’entrée de leur école dans l’expérimentation des EPEP.

- EVS

Au 30 juin 2007, une très grande majorité des 30 000 Emplois de Vie scolaire recrutés dans les écoles pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap ou pour l’aide à la direction quitteront l’Education Nationale et se retrouveront au chômage. C’est inacceptable. Le SNUipp demande une formation qui débouche sur une qualification et un emploi. Le SNUipp-FSU demande que soient assurées pour ces personnels une formation et une prise en compte de la qualification avec garantie de débouchés, y compris en permettant l’accès à la Fonction Publique. Les personnels doivent pouvoir bénéficier de tous les droits des salariés en fin de contrat. Par ailleurs, leur embauche par un EPLE ne doit pas les écarter de la prime de retour à l’emploi versée aux allocataires du RMI, ASS, API. Le SNUipp sest adressé en ce sens au ministère.

La création d’emplois statutaires de la Fonction Publique correspondant aux missions de ces personnels est indispensable.

La journée nationale EVS du SNUipp-FSU du 21 mars permettra l’expression des revendications des personnels. Après cette journée le secrétariat du SNUipp, en recherchant dans un cadre fédéral et unitaire, le SNUipp proposera une initiative de mobilisation nationale pour rappeler nos exigences.

- AVS

Le SNUipp demande la création d’emplois statutaires. Dans l’immédiat le SNUipp demande la pérennisation et la professionnalisation des AVS. Avec les associations (FNASEPH, ... ) et les organisations syndicales de l’éducation, le SNUipp a pris de nombreuses initiatives sur ce sujet (pétitions, interpellations publiques, …) et obtenu des résultats : référentiel d’emploi, formation incompressible de 60 heures, et, dernièrement, des rapports concluant à la professionnalisation des AVS.

Une rencontre avec des collectifs d’AVS est prévue le 2 avril. Le SNUipp proposera qu’une initiative unitaire nationale ait lieu avant la fin de l’année, sur ces questions et sur le devenir des AVS dont le contrat arrive à échéance.

- RESF

La situation des familles sans-papiers reste des plus préoccupantes. Les expulsions se poursuivent et la peur du lendemain constitue l’horizon de milliers de nos élèves. Le SNUipp, dans RESF, participe aux mobilisations autour de ces familles. Il s’associe à la campagne *"laissez-les grandir ici"*, notamment au travers de la présentation du film réalisé par le collectif des cinéastes et la diffusion de la pétition nationale. Le Conseil National du SNUipp appelle à signer la pétition nationale proposée par RESF : « LAISSEZ-LES GRANDIR ICI ! »

- LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !

Le conseil national du SNUipp exige l’arrêt des poursuites à l’en contre des militants de RESF et de Florimond Guimard. Dans tous les départements, il appelle à signer la pétition de soutien à Florimont Guimard, militant du SNUIPP FSU et du RESF, convoqué au tribunal correctionnel d¹Aix-en-Provence le 20 avril à 14h pour sa participation à la manifestation contre l’expulsion d’un père de famille Sans Papiers le 11 novembre 2006 à Marignane. Le SNUipp sera présent, il apporte son soutien aux initiatives : meeting le 18 avril, rassemblement et manifestation le jour du procès.

- SERVICES PUBLICS

Dans le cadre de la défense des services publics, particulièrement dans les zones rurales, a pris l’appel du congres FSU, le SNUipp appelle à participer à la fête nationale « Printemps des services publics » à Firmi Decazeville (Aveyron) le 31 mars.

- 24 MARS

Le SNUipp appelle les collègues à participer à la manifestation nationale du 24 mars à Paris pour une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

 

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